🔴 Lanceur d’alerte : seule la connaissance de la fausseté des faits dénoncés peut établir sa mauvaise foi
- mariedegrivel
- 22 sept. 2025
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↪︎ Les faits : un salarié, inspecteur en vérification des risques industriels dans une société d’assurance, adresse à l’Agence française anticorruption deux signalements dénonçant des faits qu’il estime constitutifs de fraude fiscale et d’abus de bien social.
🔵 L’employeur, contestant ces allĂ©gations et estimant avoir apportĂ© toutes les rĂ©ponses nĂ©cessaires, reproche au salariĂ© une analyse erronĂ©e et le licencie pour faute lourde.Â
Le salarié saisit la juridiction prud’homale, qui annule le licenciement, ce que la Cour d'Appel puis la Cour de cassation confirment.
 👉La Cour de cassation rappelle que seul un salarié de mauvaise foi peut être sanctionné pour un signalement et précise que :
 ✅ La mauvaise foi ne peut résulter ni de l'absence de preuve ni d'une simple divergence d'analyse sur la qualification pénale des faits,
 ✅ Mais uniquement de la connaissance par le salarié de la fausseté des faits dénoncés (C. trav., art. L. 1132‑3‑3).
📌 À retenir :
 – Le salarié bénéficie de la protection légale attachée au statut de lanceur d’alerte, même si les faits dénoncés ne sont pas établis ;
 – Le licenciement fondé sur un signalement sincère est nul de plein droit.
📎 Cass. soc., 6 mai 2025, n° 23-15.641, Sté Groupama Grand Est c/ L.





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