🔴 Harcèlement sexuel ou moral : une enquête interne incomplète peut être jugée non probante
- mariedegrivel
- 5 sept. 2025
- 1 min de lecture
🔵 L’employeur qui produit une enquête incomplète sur des faits sexistes ou à connotation sexuelle encourt le risque de voir ses conclusions jugées non probantes, le doute profitant alors au salarié mis en cause.
↪︎ En l’espèce, un salariĂ© est licenciĂ© Ă la suite d’une enquĂŞte interne menĂ©e après plusieurs signalements. Mais le rapport versĂ© aux dĂ©bats Ă©tait partiel : seulement 5 comptes-rendus sur 14, anonymisations partielles inexpliquĂ©es, tĂ©moignages tronquĂ©s…Â
👉 L’employeur reprochait Ă la Cour d'appel d'avoir Ă©cartĂ© le rapport, invoquant la libertĂ© de la preuve, le respect de la vie privĂ©e et le souhait de certains salariĂ©s de rester anonymes pour justifier une transmission partielle. La Cour de cassation confirme nĂ©anmoins l'arrĂŞt de Cour d'appel et considère le licenciement sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse.Â
📍 À retenir :
 ✅ L’employeur n’a pas l’obligation légale de diligenter une enquête, mais s’il choisit d’en produire une, celle-ci doit être complète, objectivée et accessible au débat contradictoire ;
 ✅ Les juges du fond apprécient souverainement la valeur probante de l’enquête au regard des autres éléments produits ;
 ✅ En cas d’incertitude, le principe du doute profite au salariĂ©Â
💡 Une enquête interne mal conduite ou partiellement communiquée peut affaiblir le dossier disciplinaire. L’anonymat des témoins ne peut pas justifier à lui seul l’exclusion d’éléments clés sans explication.
Cass. soc., 18 juin 2025, n° 23-19.022, Sté Publicis Sapient France c/ M.





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