🔴 Une clause de déplacement occasionnel peut s'imposer au salarié dont l'activité implique d'être mobile
- mariedegrivel
- 19 mars 2025
- 1 min de lecture
↪︎  Les faits : un charpentier embauchĂ© dans le cadre d’un contrat de chantier a vu son contrat se poursuivre en CDI après la fin des travaux. Quelques annĂ©es plus tard, son employeur lui impose un dĂ©placement qu’il refuse, entraĂ®nant son licenciement pour faute grave. La cour d’appel juge le licenciement sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse, estimant que la clause avait perdu son effet obligatoire.Â
La Cour de cassation censure cette dĂ©cision : la fin du chantier n'affecte pas lesÂ
 clauses du contrat de chantier, y compris celles liées à la mobilité. Elle rappelle également qu'une clause de déplacement occasionnel – à ne pas confondre avec une clause de mobilité – peut être opposée au salarié lorsque son activité implique des déplacements.
👉 Contrairement à la clause de mobilité, qui fixe un périmètre géographique, la clause de déplacement occasionnel permet à l’employeur d’imposer temporairement une mission en dehors du lieu habituel de travail, sous certaines conditions.
🔵 Les 4 conditions à respecter :
✅ Le déplacement doit correspondre aux fonctions habituelles du salarié.
✅ Il doit être justifié par l’intérêt de l’entreprise.
âś… Il doit ĂŞtre temporaire.
✅ Le salarié doit être informé dans un délai raisonnable et connaître la durée prévisible de la mission.
⚖️ Leçon à retenir ? Si l’activité du salarié implique une mobilité, une clause de déplacement occasionnel bien rédigée peut sécuriser l’employeur… et éviter des litiges !
Cass. soc. 29-01-2025 n° 23-19.263





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